Découpe d'un tronc d'olivier

Le savoir faire


Icône arbre

Le bois d'olivier est un bois extrêmement difficile à travailler de par sa dureté et le sens noueux de sa fibre et de sa veine.

Un des paramètres les plus délicats à appréhender est la faculté de pousse de cet arbre. Et là où des arbres voisins comme le pin ou même le chêne poussent assez rapidement, l’olivier, lui, demande de bien plus nombreuses années pour se développer. A cause des rejetons (nouvelles pousses), les grecs l’avaient baptisé immortel (plus d'explications : L'olivier • Histoire et symbolique) lors de l’incendie du temple d’Athènes.

C’est pour cela que l’ensemble de mon travail est orienté vers l’économie de cette matière première si noble.

Au départ, il me faut trouver des arbres de qualité, car tous les oliviers ne sont pas forcément intéressants pour travailler son bois.

Je récupère des branches, des souches, ou des troncs, qu’on appelle aussi grumes d’olivier, dans divers pays, comme la France, l’Espagne, l’Italie, ou même parfois plus loin, selon les aléas climatiques (les dégâts causés par le gel, par exemple). Les grumes sont ensuite rapidement débitées en planches ou en blocs, selon les objets souhaités, avant d’être stockés et affinés durant plusieurs années de séchage.

Je commence par fabriquer les objets les plus grands, comme les saladiers, qui réclament un bois de première qualité.Par la suite, dans les chutes, je m’efforce de façonner divers objets jusqu’à n’obtenir qu’une toute petite pièce de bois qui me servira pour colmater diverses fentes ou défauts.

+ Vidéo: réalisation d’une planche +
+ Vidéo: réalisation d’un saladier +
+ Vidéo: réalisation d’une pince +

Les copeaux amassés au fil des creusages posèrent, voici quelques années, un important problème de volume ; je l'ai résolu en installant une chaudière à copeaux ; ainsi, je suis aujourd’hui parfaitement autonome en matière de chauffage durant tout l’hiver.

Icône arbre

Le travail du bois d’olivier nécessite la plupart des outils que l’on utilise en menuiserie ou en ébénisterie, tels que : scie à ruban, dégauchisseuse, raboteuse, ciseaux à bois, ponceuse à bande …
Mais pour de nombreux travaux sur bois d’olivier, il est indispensable de confectionner soi-même ses propres outils ou machines, les autres métiers du bois ne répondant pas aux mêmes exigences.

J’utilise effectivement diverses machines connues, mais tous les outils doivent être affûtés selon des angles que nous avons perfectionné avec mon père. Les vitesses de rotations ou d’avalements ont été étudiées pour améliorer l’efficacité de la taille du bois et la qualité de mes réalisations.

Il est entendu que la machine ne remplacera jamais la main de l’homme. Pour de nombreuses étapes, je me sers avec plaisir d’outils tel que gouges, herminettes, hachettes, et pinceaux pour la finition. L’œil de l’artisan est irremplaçable, car il est le seul à pouvoir décider, en voyant sa matière, de l’objet à façonner.

Mon père dit souvent :
“Un objet fait « main » est surtout un objet fait « tête ».”


Accès aux pages :
+ Une entreprise de père en fils
+ Un violon en bois d'olivier
+ L'olivier
+ On en parle
+ Le bois d'Olivier en vidéo

+ Haut de page

Guillaume Dubosq travaillant le bois d'olivier dans son atelier Saladier présenté par Guillaume Dubosq